Le puzzle a des effets positifs sur les fonctions cognitives et le stress.

Le puzzle a des effets positifs sur les fonctions cognitives et le stress.

 

Des chercheurs prouvent que la pratique du puzzle a des effets positifs sur les fonctions cognitives et la diminution du stress.

 

La prévention des troubles neurocognitifs est actuellement l’un des plus grands défis médicaux non résolus. Dans une tribune publiée dans le Monde en janvier 2019, des scientifiques mettent en lien la surexposition aux écrans (télévisions et ordinateurs) et la forte augmentation du nombre de jeunes ayant des problèmes cognitifs.1 Pourtant les solutions pour entretenir son cerveau existent. Selon une étude clinique de l’université d’Ulm (Allemagne), faite en collaboration indépendante avec la société éditrice de puzzles Ravensburger, faire un puzzle mobilise de nombreuses capacités cognitives et peut contribuer à les conserver jusqu’à un âge avancé.2

 

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La perte de mémoire, un phénomène qui touche tous les âges

 

Alors que des professionnels de santé dénoncent « l’effet délétère » et l’explosion du nombre d’enfants entre 2 et 11 ans souffrant de troubles intellectuels et cognitifs (en progression de 24% depuis 2010)3 de nombreuses analyses montrent l’importance de pratiquer des activités intellectuelles pour préserver la mémoire. La communauté scientifique a déjà obtenu des résultats probants en testant les jeux de cartes sur table, les cours d’informatique, le théâtre ou la photographie. Mais certaines de ces activités comportent des contraintes ou des freins à leur utilisation : coûts financiers élevés, activités peu motivantes, utilisation d’appareils numériques, etc.

 

Pourtant peu cher, facile à mettre en place, faisable seul ou à plusieurs, le puzzle et ses effets sur les fonctions cognitives n’avaient pas encore été étudiés. L’étude de l’Université d’Ulm (Allemagne), dirigée par Patrick Fissler, visait à combler ce fossé entre le manque d’études scientifiques sur le sujet et la grande popularité de cette activité dans le but d’examiner les effets sur les fonctions cognitives utilisées.4

 

Tester les effets du puzzle de manière scientifique

 

Le puzzle a des effets positifs sur les fonctions cognitives et le stress.L’étude a consisté à tester la pratique du puzzle sur un nombre de participants suffisamment important, à savoir 100 adultes de 50 ans et plus (63 ans de moyenne d’âge) en bonne santé physique et mentale et ayant une faible pratique des puzzles au cours des 5 dernières années.

 

Les participants ont été séparés en deux groupes de taille équivalente selon les principes de l’Essai Contrôlé Randomisé (ainsi les chercheurs ne savent pas dans quels groupes sont les participants). Ces deux groupes ont réalisé des tests cognitifs pour évaluer leurs capacités avant et après l’étude. Durant toute la durée de l’étude les participants ont reçu des conseils psychologiques (par téléphone et en face-à-face) notamment pour évaluer leur bien être.

 

Dans le même temps, un des deux groupes a réalisé des puzzles pendant 5 semaines au moins une heure/jour, 6 jours sur 7, ce qui représente en moyenne 3589 pièces en 49h. L’autre groupe n’a fait que les tests d’évaluations et les entretiens sans pratique du puzzle et n’a reçu que des conseils sur la prévention de l’altération cognitive.

 

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Tester les effets du puzzle de manière scientifique

 

L’étude a consisté à tester la pratique du puzzle sur un nombre de participants suffisamment important, à savoir 100 adultes de 50 ans et plus (63 ans de moyenne d’âge) en bonne santé physique et mentale et ayant une faible pratique des puzzles au cours des 5 dernières années.

 

Les participants ont été séparés en deux groupes de taille équivalente selon les principes de l’Essai Contrôlé Randomisé (ainsi les chercheurs ne savent pas dans quels groupes sont les participants). Ces deux groupes ont réalisé des tests cognitifs pour évaluer leurs capacités avant et après l’étude. Durant toute la durée de l’étude les participants ont reçu des conseils psychologiques (par téléphone et en face-à-face) notamment pour évaluer leur bien-être.

 

Dans le même temps, un des deux groupes a réalisé des puzzles pendant 5 semaines au moins une heure/jour, 6 jours sur 7, ce qui représente en moyenne 3589 pièces en 49h. L’autre groupe n’a fait que les tests d’évaluation et les entretiens sans pratique du puzzle et n’a reçu que des conseils sur la prévention de l’altération cognitive.

 

Figure 2 article 1

Méthodologie de l’étude en schématisée

Le puzzle a des effets probants sur les fonctions cognitives

 

A partir de tests de performance sur les différentes capacités cognitives, l’étude a permis d’évaluer les différences significatives entre les deux groupes d’individus.

 

Ainsi, il a été constaté que la résolution de puzzles permet de faire travailler les huit fonctions visuo-spatiales : la perception, les praxies constructives5, la rotation mentale, la flexibilité, la mémoire de travail, la rapidité, le raisonnement et la mémoire épisodique, et de voir des améliorations à court terme, comme on peut le voir dans le tableau suivant.6

 

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Résultats des participants sur leur capacité à faire des puzzles et leurs capacités cognitives

 

Patrick Fissler, doctorant en psychologie et auteur de l’étude, déclare : « L’étude que nous avons menée confirme que la pratique du puzzle améliore significativement la mémoire à court et à long terme, mais aussi la flexibilité cognitive, la rotation mentale et la perception visuo-spatiale. »

 

Sur le court terme, réaliser régulièrement des puzzles permet d’améliorer cette capacité, comme on peut le constater sur le graphique ci-dessous. Ainsi après 5 semaines à résoudre des puzzles, les participants avaient grandement amélioré cette faculté très importante pour le cerveau et l’intelligence.

 

Figure 2- article 2

Rapport entre la compétence dans la réalisation de puzzle et le niveau des fonctions visuo-spatiales globales

 

Sur le long terme, les personnes faisant beaucoup de puzzles tout au long de leur vie sont en meilleure forme cognitive que les autres, comme on peut l’observer dans le graphique ci-dessous. De plus, les participants qui déclaraient avoir eu une pratique de la résolution de puzzle tout au long de leur vie avaient de meilleures capacités cognitives que les autres.7  « Cela peut représenter un facteur de protection contre l’altération des fonctions mentales à un âge mûr, surtout si on fait des puzzles durablement et régulièrement, et pas seulement de temps à autre. » rajoute Patrick Fissler.

 

Figure 3- article 2

Rapport entre la durée de l’étude et l’évolution des fonctions visuo-spatiales globales

 

Sur ce point Iris-Kolassa (cosignatrice de cette étude), directrice du département de Psychologie et de biologie de l’Université d’Ulm assure : « Nous pouvons assurément faire quelque chose pour nos facultés intellectuelles à tout âge. Cependant mieux vaut commencer la pratique à un jeune âge. Certes, nos capacités cognitives sont plus particulièrement menacées à un âge avancé, mais tous les dommages au niveau neuronal sont difficilement réversibles. Se détendre et stimuler régulièrement son esprit – en faisant un puzzle par exemple – contribuent sans doute à conserver nos facultés intellectuelles. Cet effet est encore renforcé par une alimentation équilibrée et une activité physique. Toutefois, la règle est la même que pour toutes les habitudes liées au mode de vie : plus tôt on s’y met, mieux c’est. »

 

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Le puzzle possède des vertus apaisantes

 

Si la pratique du puzzle permet de lutter contre les pertes de mémoire et de faire exercer ses capacités cognitives, il permet également de se relaxer, ce qui est fondamental. Des états de stress persistants peuvent ainsi avoir un impact négatif sur le vieillissement cognitif et la démence à long terme.

 

En effet, en se fondant sur les résultats de cette étude Iris Kolassa affirme : « Faire un puzzle semble être pour beaucoup de personnes, une stratégie de ‘’déconnexion’’ leur permettant de se détendre. » En concentrant leur attention sur le puzzle, beaucoup de personnes arrivent à bien déconnecter.

 

Couplé à une vie saine, une alimentation équilibrée, une activité physique suffisante et des instants de détente réguliers, la résolution de puzzles permet de diminuer le stress.

 

Florent Leroux, Président de la FJP (Fédération Jouet Puériculture) et Directeur Général de Ravensburger, confirme : « Les divertissements et les casse-têtes sont des activités ludiques peu coûteuses et qui retrouvent un regain d’intérêt notamment chez les jeunes adultes. Sensibilisés aux effets des appareils numériques et autres activités sur nos fonctions cognitives, nous disposons enfin d’un fondement scientifique pour prouver à tous que le puzzle est une activité qui permet d’entraîner quotidiennement les fonctions cognitives de notre cerveau. »

 

À propos de Ravensburger

 

Spécialisée dans le domaine des jeux et du puzzle, Ravensburger a été fondée en 1883. N° 3 sur le marché du jeu de société en Europe et N°1 en puzzle, l’entreprise allemande propose plus de 8000 produits dont 85% sont produits en Allemagne. Ravensburger s’inscrit dans une démarche de dynamisation des jeux en réinventant l’offre 3D du puzzle sur le marché mondial.

 

Exposition aux écrans : « Qui défend-on, les enfants ou l’industrie du nuémrique ? » Tribune publiée dans le Monde par le collectif CoSE, le 16 janvier 2019

Fissler P, Küster OC, Laptinskaya D, Loy LS, von Arnim CAF and Kolassa I-T (2018) Jigsaw Puzzling Taps Multiple Cognitive Abilities and Is a Potential Protective Factor for Cognitive Aging. Front. Aging Neurosci. 10:299. doi: 10.3389/fnagi.2018.00299

Statistiques de la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance de 2018

4 Fissler P., Küster O. C., Loy L. S., Laptinskaya D., Rosenfelder M. J., Von Arnim C. A. F., et al. (2017). Jigsaw Puzzles As Cognitive Enrichment (PACE) – The effect of solving jigsaw puzzles on global visuospatial cognition in adults 50 years of age and older: study protocol for a randomized controlled trial. Trials 

Ensemble de fonctions qui permettent de reconstituer un tout à partir d’éléments séparés qui ont des relations spatiales entre eux (puzzles, construction en cubes, reproduction d’un dessin)

Pour cette étude, l’équipe de recherche a créé un score des capacités cognitives globales (« global visiospatial cognition »)

7Ces résultats confirment deux études observationnelles, une sur les enfants (Levin et al.,2012) et une sur les adultes plus âgés (Friedland et al., 2001), qui ont révélé un lien entre la pratique d’activités composites (qui incluaient la résolution de puzzles) et des bénéfices cognitifs

 

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