Dans la tête des animaux - François Y. DORÉ.

Dans la tête des animaux – François Y. DORÉ.

 

François Y. DORÉ

 

Ce que l’on sait vraiment sur leur intelligence

 

À quoi pense un chat en guettant les oiseaux ? Ou les poussins qui suivent assidûment leur mère ? Que se passe-t-il dans la tête d’un chimpanzé lorsqu’il se trouve devant un miroir ?

 

Dans la tête des animaux - François Y. DORÉ.À la lumière des études en psychologie comparée et en éthologie réalisées depuis plus de cent ans et des dernières découvertes scientifiques, François Y. Doré, spécialiste du comportement animal, répond à ces questions dans cet ouvrage passionnant.

 

Si les animaux ne peuvent pas nous dire ce qu’ils pensent, les recherches récentes démontrent qu’ils ont tout de même une activité mentale intense. En effet, ils possèdent des habiletés cognitives qui leur permettent de s’adapter et de s’ajuster à l’univers unique dans lequel ils vivent.

 

Divisé en thèmes, comme les déplacements, les relations sociales et la communication, ce livre fourmille de faits permettant de mieux comprendre l’intelligence animale. Car c’est en tentant de comprendre l’intelligence propre à chaque espèce que nous pourrons arriver à vraiment aimer et respecter les animaux qui nous entourent.

 

Avant-propos

 

La plupart des gens aiment les animaux. Pensez à l’émerveillement et à l’excitation des enfants, et même des adultes, qui visitent un jardin zoologique ou une animalerie ; à la multitude de magazines, de chaînes de télévision spécialisées et de documentaires consacrés aux animaux ; aux pressions populaires contre le commerce des défenses d’éléphant et des cornes de rhinocéros. Notre connaissance des animaux n’est cependant pas à la hauteur de notre amour pour eux.

 

On croit que le chat est par nature ingrat et indépendant, et le chien, fidèle et affectueux. Mais on comprend mieux le comportement social de ces deux espèces domestiques si on en connaît les origines évolutives. Pour le chien, une famille humaine représente un substitut de la meute dans laquelle vit son cousin, le loup. Il a donc hérité de comportements affiliatifs, agressifs et de soumission qui visent à établir et à préserver sa place dans la hiérarchie sociale. Le chat, lui, est solitaire comme la plupart des félidés, à l’exception du lion. Il n’a donc pas besoin de vérifier constamment son statut hiérarchique et il ne socialise que si bon lui semble.

 

L’imaginaire des artistes a aussi teinté notre perception des animaux. Les fables d’Ésope ou de La Fontaine, les contes d’Andersen ou de Perrault et les dessins animés projettent sur eux des traits de personnalité typiquement humains pour en tirer des leçons morales ou, simplement, pour amuser. La fourmi est travailleuse et la cigale, fainéante ; la pie, bavarde et le corbeau, crédule. La cigale est pourtant aussi besogneuse que la fourmi. La pie n’est pas plus bavarde que d’autres oiseaux. Le corbeau, loin d’être crédule, est tout aussi rusé que le renard et a même une intelligence remarquable.

 

Pour captiver l’auditoire, les documentaristes animaliers pimentent souvent leurs films par des commentaires dramatiques. Des meutes de loups poursuivent et épuisent « perfidement » les chevreuils ou les orignaux jusqu’à ce qu’ils puissent les rattraper, planter leurs crocs dans leur jugulaire et les abattre. Le crocodile attend « sournoisement » que les gnous et les zèbres traversent la rivière Mara au Kenya, moment où ils sont les plus « vulnérables », pour les happer dans leurs puissantes mâchoires, les noyer et les déchiqueter. Des bandes de lions « féroces » chassent les antilopes et les gazelles « fragiles et sans défense ». Des vautours et des hyènes « sanguinaires » se délectent des carcasses abandonnées par d’autres prédateurs.

 

Ces commentaires visent, on le comprend, à susciter des émotions chez le spectateur et ainsi, à capter son attention. Mais les prédateurs et les charognards ne sont pas sournois, perfides, cruels ou sanguinaires ; ils veulent tout simplement manger et survivre. À cette fin, ils déploient toutes les ressources que l’évolution – ou si on préfère, la nature – leur a fournies. Les proies ne sont pas non plus des victimes sans défense. Grâce à la protection que leur assurent leur acuité sensorielle, leur vitesse et la vie en groupe, elles échappent très souvent aux prédateurs, qui restent alors sur leur faim.

 

Des éthologistes, des sociobiologistes et des chercheurs en psychologie comparée, dont quelques-uns très célèbres, ont parfois propagé une vision biaisée du comportement animal. Certains n’y ont vu que compétition, territorialité et agressivité, alors que les exemples de coopération et de conduite affiliative sont nombreux, en particulier chez les primates. D’autres ont insisté sur la primauté de l’évolution biologique et des gènes, des processus qui certes influencent le comportement de tous les animaux, y compris de l’espèce humaine, mais qui ne sont pas pour autant des ficelles tirées par la nature. D’autres encore ont réduit le comportement animal à des réactions automatiques acquises par conditionnement, une forme élémentaire d’apprentissage, même si plusieurs espèces font preuve d’innovation dans la résolution de problèmes nouveaux.

 

Aimer et respecter les animaux nous oblige à mettre de côté mythes, théories simplistes et préjugés afin de mieux connaître ce qu’ils sont vraiment. Le comportement de chaque espèce est adapté au monde dans lequel elle vit. Il est issu de l’évolution, mais il est aussi façonné par sa perception, son attention, son apprentissage, sa mémoire et son intelligence, ses facultés mentales – ou en termes plus contemporains, ses processus cognitifs – qui permettent un ajustement continu aux conditions de son environnement. Étudier ces processus est la seule façon de comprendre ce qui se passe dans la tête des animaux et ce qui les conduit à agir comme ils le font. C’est une tâche difficile, mais pas impossible, à laquelle des générations de chercheurs ont consacré leur vie. C’est aussi une grande source d’émerveillement et de fascination. Ce livre vous en convaincra.

 

FRANÇOIS Y. DORÉ, avril 2017

 

A propos de l’auteur

 

François Y. Doré est professeur retraité de l’École de psychologie de l’Université Laval. Il est l’auteur d’une centaine de publications scientifiques dans différentes revues de calibre international ainsi que d’une vingtaine de livres, chapitres de livres, documents et logiciels pédagogiques. Ses recherches sur le comportement animal ont porté sur l’apprentissage et la mémoire ainsi que sur le développement cognitif et l’intelligence. Il a également participé à des travaux sur les expressions faciales émotionnelles chez l’humain. Il a contribué à différents organismes scientifiques nationaux et internationaux.

 

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Dans la tête des animaux - François Y. DORÉ.

 

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