E-cigarette : Pourquoi systématiquement installer le doute ?

 

Une myriade d’articles alarmistes est parue hier dans la presse sur les prétendus effets délétères des produits du vapotage sur la santé humaine, se faisant l’écho d’une étude américaine dont les pré-conclusions ont été publiées lundi. La Fivape, Fédération Interprofessionnelle de la vape, souhaite exprimer son intense “ras le bol” face à un traitement journalistique systématiquement à charge, ne laissant aucune chance à cette innovation de rupture qui participe pourtant à la réduction des risques en matière de santé publique, pour peu que les fumeurs ne soient pas dissuadés d’abandonner leur cigarette traditionnelle.

 

La Fivape réfute l’interprétation souvent maladroite de ces études, tout comme elle condamne les hypothèses retenues pour leur réalisation par rapport aux conditions réelles d’utilisation de la vape et des e-liquides.

 

Mais le “ras le bol” ne s’arrête pas là : lorsque les conclusions d’une étude sont positives, soit elles ne sont tout simplement pas relayées (ou très peu), soit ces conclusions sont déformées pour titrer dans le seul but d’alarmer. Et lorsque les conclusions sont négatives, rares sont les journalistes qui prennent la peine de se demander si l’étude est fiable, en sollicitant scientifiques et professionnels. Bizarrement, la grande majorité des média publie invariablement une information fausse et sensationnaliste, pour le plus grand bonheur de l’industrie du tabac et/ou de l’industrie pharmaceutique.

 

arrêter de fumer

 

Ainsi en est-il de l’étude de cette fin janvier où la conclusion intéressante, qu’il aurait été judicieux de retenir, est la suivante : “ contrairement aux cigarettes de tabac qui contiennent des nitrosamines et de nombreuses molécules cancérigènes résultant de la combustion, la cigarette électronique contient de la nicotine et des solvants organiques relativement sans danger. Des études récentes montrent que des “fumeurs” de cigarette électronique, de manière similaire aux NRT (nicotine replacement therapy), ont 97% de NNAL (nitrosamines cancérigène pour les poumons) en moins que les fumeurs”.  Autrement dit, les aérosols de cigarette électronique sont 97 % moins nocifs que la fumée du tabac en ce qui concerne les molécules ciblées par l’étude !

 

Les questions à se poser sont pourtant simples et ne demandent pas forcément de connaissances scientifiques : d’où provient l’étude, quelle est sa conclusion, et qui a bien pu la “commander” ? Le vapotage «réduit» la population cible des majors du tabac dont les moyens d’influence de l’opinion publique par le biais d’exercices pseudo-scientifiques sont autrement plus colossaux que ceux de nos professionnels. À un mois de l’augmentation d’1 € du prix du paquet de cigarettes en France, cette coïncidence de calendrier peut paraître étrange.

 

Nous ne cesserons jamais de le dire, et de le redire : il est mieux d’inhaler de l’air pur plutôt qu’une quelconque substance. Mais la vie en va autrement et 15 millions de français et leurs proches inhalent chaque jour de la fumée mortelle de cigarette. La vape est une solution de réduction des risques, une réponse pragmatique à un problème extrêmement grave de santé publique.

 

Notre analyse ainsi que les réactions de personnalités scientifiques face à cette nouvelle publication sont consultables en annexe. Nous souhaitons que l’intérêt général puisse à l’avenir se retrouver au coeur des traitements journalistiques sur la vape. Le tabac est la première cause de décès évitable dans notre pays et tue 78 000 personnes chaque année. Les produits du vapotage sont une solution de réduction des risques porteuse d’espoir. Les professionnels de santé les plus sachants sur le sujet la conseillent systématiquement.

 

Notre analyse : méthode et matériels utilisés dans le cadre de cette étude.

 

  • Faire vapoter une souris 1600 fois plus légère qu’un être humain avec une dose seulement 16 fois inférieure à ce qu’un vapoteur peut consommer, c’est comme faire boire 200 litres d’eau à un individu en une journée…

 

  • Les conditions retenues pour cette étude reviennent à faire vapoter à des souris 3 heures par jour
    20 000 bouffées chargées en nicotine, là où l’humain inhale dans une utilisation moyenne entre 200 et 300 bouffées par jour réparties sur 15 h. Même à concentration en nicotine 16 fois inférieure, la possibilité d’une transposition des conclusions de cette étude à l’humain n’est pas faible : elle est juste aberrante.

 

  • Le matériel utilisé pour l’expérience ressemble à du matériel standard, quoique dépassé. Mais il n’est surtout pas prévu pour une utilisation aussi intensive que celle de cette étude. Cela implique le risque d’induire aux résultats des produits de dégradation du matériel, tout comme ce fut le cas pour l’étude japonaise de 2014 qui fut, à juste titre, l’objet de nombreuses contestations.

 

Les niveaux de nicotine infligés aux souris sont particulièrement excessifs et sans commune mesure pour établir une juste comparaison avec l’humain. Cela équivaudrait à 100 fois une dose humaine normale, à poids comparable. Il n’est donc pas étonnant de constater des effets inquiétants sur les organes de ces rongeurs. L’étude en question utilise d’ailleurs le conditionnel et ne semble pas si sûre de la validité de ses conclusions :  “Nous proposons que la cigarette électronique, en endommageant l’ADN et en inhibant la réparation de l’ADN, pourrait contribuer au cancer du poumon et de la vessie ainsi qu’aux maladies cardiaques, bien que d’autres études soient nécessaires pour étayer cette proposition.

 

Sur le vapotage en général.

 

 

  • Son enjeu est d’abord et avant tout d’aider les fumeurs à quitter le tabac, responsable de 78 000 décès par an en France. En ce sens, la vape est parfaitement en adéquation avec le Plan National de Réduction des Risques initié par le ministère de la santé.

 

  • Le niveau en nitrosamines d’une cigarette traditionnelle est 14 000 fois supérieur à celui trouvé en moyenne dans les produits du vapotage.

 

arrêter de fumer

 

Réactions d’experts scientifiques.

 

Pr. Peter Hajek, directeur de l’unité de recherche sur la dépendance au tabac de l’Université Queen Mary de Londres (QMUL) :

 

« Les cellules humaines ont été submergées dans de la nicotine et dans des nitrosamines carcinogènes achetées sur le marché. Il n’est pas surprenant bien sûr que cela endommage les cellules, mais cela n’a aucun rapport avec les effets du vapotage sur les personnes qui l’utilisent. Dans l’autre partie de cette étude, les animaux ont été exposés à ce qui sont pour eux des doses extrêmement importantes de nicotine et cela a également généré des dommages, mais cela aussi a une pertinence peu claire pour les effets du vapotage. Aucune comparaison avec les cigarettes conventionnelles n’a été faite, mais dans le texte de l’article, les auteurs reconnaissent l’information clef d’une importance cruciale dans cette histoire : les vapoteurs montrent une réduction de ces produits chimiques de 97% par rapport aux fumeurs. Ils auraient dû ajouter que c’est peut-être le niveau que les non-fumeurs obtiennent de leur environnement. »

 

Dr Ed Stephens, chercheur principal à l’Université de St Andrews, qui a mené une méta-analyse sur le risque cancérigène du vapotage en 2017, concluant que le risque cancérigène de la vape serait inférieur à 1% à celui des cigarettes (“Comparing the cancer potencies of emissions from vapourised nicotine products including e-cigarettes with those of tobacco smoke”)
http://tobaccocontrol.bmj.com/content/early/2017/08/04/tobaccocontrol-2017-053808?papetoc=) :

“Cette nouvelle recherche est une contribution précieuse à la compréhension des mécanismes de dommages à l’ADN causés par les aérosols contenant de la nicotine inhalés en fumant des cigarettes ou en vapotant. En mesurant les signes d’altération de l’ADN dans divers organes de la souris, les auteurs ont observé des différences significatives entre les expériences utilisant des vapeurs d’e-cigarette contenant de la nicotine et celles utilisant de l’air filtré. Malheureusement, aucune comparaison directe n’a été faite avec la fumée de tabac ; au lieu de cela, les auteurs citent une autre étude qui a trouvé un biomarqueur clef lié à de tels dommages génétiques présents dans des quantités beaucoup plus petites (97% de moins) dans l’urine des vapoteurs que chez les fumeurs. Cette étude et cette nouvelle recherche sont toutes deux conformes à l’opinion largement répandue selon laquelle le vapotage n’est pas sans risque de cancer et d’autres maladies, mais ce risque est généralement beaucoup plus faible que le tabagisme. »

 

Pr Riccardo Polosa, de l’Université de Catane, fondateur et directeur scientifique de la Ligue anti-fumée italienne (Liaf) :

« La méthode décrite par les auteurs n’imite pas les conditions normales d’utilisation des produits de vapotage. Les conditions reproduites dans ces expériences sont exagérées et favorisent la production de substances toxiques au même titre qu’un « grille-pain” qui brûle du pain de mie. Nos études sur des patients (vapoteurs) souffrant de maladies pulmonaires démontrent non seulement l’absence de dommages mais mettent en évidence les mêmes améliorations qui peuvent être obtenues en arrêtant de fumer « .

 

Pr Fabio Beatrice, de l’Université de Turin et directeur de Otolaryngology SC et du Centre Anti-fumée de Saint-Jean Bosco à Turin :

« Ce sont des nouvelles qui vivent d’un malentendu fondamental d’abord culturel puis scientifique, il est donc nécessaire d’identifier la perspective correcte à partir de laquelle analyser le scénario du vapotage. L’e-cig produit une quantité de cancérigènes et d’irritants clairement inférieure en comparaison du tabagisme traditionnel. La production de substances cancérigènes dans le vapotage a été largement étudiée et lorsque cette quantité est correctement analysée, et qu’elle est comparée à la production de cancérogènes dans les cigarettes traditionnelles, il est démontré que le vapotage produit au moins 95% moins de substances nocives que la fumée normale des produits du tabac traditionnels.  La vraie info est que le vapotage est une alternative formidable pour les gros fumeurs qui ne peuvent pas ou ne veulent pas arrêter de fumer C’est de la réduction des risques, et c’est sur ce point – et non pas l’inverse – que nous devrions nous concentrer si nous voulons vraiment offrir une alternative acceptable aux fumeurs traditionnels et affronter, de manière pragmatique et non idéologique, la véritable tragédie liée au tabagisme : les 80 000 morts par an causés en Italie par les cigarettes traditionnelles, dont nous sommes peut-être un peu «accro»».

 

Pr Bertrand Dautzenberg, pneumologue à la Pitié Salpêtrière, vice-président du Respadd,  Président de Paris Sans Tabac :

“Encore une étude dont les conclusions des auteurs donnent lieu à une agitation médiatique sans rapport avec les données. On sait que la nicotine est irritante et que ses métabolites (nitrosamines) sont cancérogènes. Mais il y a 97% moins de nitrosamines chez le vapoteur que chez le fumeur. C’est fumer qui tue !”

 

E-cigarette : Pourquoi systématiquement installer le doute ? FIVAPE

 

A propos de la Fivape.

 

La Fivape est une organisation professionnelle engagée en faveur du développement de la filière indépendante de la vape et dans l’amélioration constante des exigences de sécurité et de qualité des produits du vapotage. Indépendante de l’industrie du tabac, la Fivape s’engage au quotidien aux côtés de tous les professionnels de la filière.

 

contact@fivape.org

 

 

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